Investir dans un parking : mon retour d’expérience

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Investir dans un parking : mon retour d’expérience
place de parking

Vous voulez investir dans l'immobilier, mais le prix d'un appartement vous freine ? Et si vous commenciez par un parking ?

✅ Accessible dès 15 000 €, simple à gérer et capable d'offrir un rendement net de 4 à 6 %, c'est l'une des rares portes d'entrée de l'immobilier locatif qui s'ouvre avec un petit budget.

Mais attention, toutes les places ne se valent pas. Avantages, rentabilité, fiscalité, pièges à éviter et conseils tirés de mon expérience : voici tout ce qu'il faut savoir pour investir dans un parking en 2026.

L'essentiel à retenir

  • Investir dans une place de parking est l'un des placements immobiliers les plus accessibles, avec un ticket d'entrée qui démarre autour de 15 000 € en province et 30 000 € dans une grande ville française.
  • La rentabilité est souvent attractive : on vise un rendement brut de 4 à 8 %. La rentabilité nette reste élevée, car il y a généralement peu de charge pour un parking. 
  • La gestion est simple et peu risquée : la location d'un parking se fait via un bail libre. Il y a peu de travaux, d’entretien et de turnover à prévoir.
  • Côté fiscalité, les loyers sont imposés comme des revenus fonciers, avec le choix entre le régime micro-foncier (abattement de 30 %) et le régime réel.
  • La réussite tient avant tout à l'emplacement : il faut viser un secteur où la demande est forte et les places sur voirie rares (centre-ville tendu, proximité d'une gare..).
  • Le marché reste porté par la pénurie : la suppression des places de parking en ville et les ZFE soutiennent la demande. Mieux vaut privilégier un emplacement large pour accueillir un SUV ou plusieurs véhicules à deux roues. 

✅ Ce que j'apprécie

⚠️ Ce qui me freine

Accessible avec un petit budget

Des gains faibles en valeur absolue

Gestion quasi inexistante

Pas éligible au LMNP

Bon rendement net

Frais de notaire proportionnellement élevés

Peu de risques locatifs

Liquidité variable à la revente

Marché tendu en ville

Sensible à la politique de la ville

Pourquoi investir dans un parking ? Les avantages

Avant de parler de rentabilité et d’emplacement, voici les raisons d’investir dans un parking :

Un ticket d'entrée accessible et finançable à crédit

Là où un studio se compte en centaines de milliers d'euros dans les grandes villes, une place de parking se négocie souvent entre 15 000 et 35 000 €. Le prix moyen en France tourne autour de 22 000 €, avec d'énormes écarts selon la ville et l’emplacement. 

Bonne nouvelle : un parking est un bien immobilier à part entière, donc finançable à crédit. 

À titre d'exemple, selon les données SeLoger, il faut compter environ 18 500 € pour acheter une place à Reims, 19 100 € à Toulouse ou 23 700 € à Lyon. Les emplacements les plus prisés se situent autour de 26 600 € à Bordeaux, 31 150 € à Paris et jusqu'à 31 300 € à Nice.

Les 10 villes où acheter une place de parking coûte le plus cher (Source : Seloger)
Les 10 villes où acheter une place de parking coûte le plus cher (Source : Seloger)

Une gestion locative ultra-simple

C'est là que le parking écrase l’investissement locatif classique. La location d'un emplacement non rattaché à un logement relève du Code civil et non de la loi de 1989 qui encadre strictement les baux d'habitation. Concrètement, en tant que propriétaire, vous pouvez fixer librement le loyer, la durée, le préavis et les conditions de résiliation.

Et surtout : pas d'ameublement, pas de DPE, pas de chaudière qui lâche un dimanche soir, pas de dégât des eaux. La gestion locative d’une place de parking n’est pas contraignante et demande peu de temps de gestion au quotidien. 

Un rendement souvent supérieur au résidentiel

Le rendement brut d'un parking oscille généralement entre 4 et 8 % et peut grimper jusqu'à 10 % en province sur un bien acheté à bon prix. À Paris, la fourchette est plutôt de 4 à 7 % selon l'arrondissement. 

✅ Comme les charges sont faibles, le rendement net reste proche du brut, ce qui est rarement le cas avec un logement.

Peu de risques locatifs

Pas de loi anti-expulsion contraignante comme pour l'habitation, des montants en jeu modestes et un bien qui ne s'abîme pas. En cas d'impayé, la procédure est plus simple qu'avec un locataire dans un appartement ou une maison. 

Le vrai risque d'un parking n'est pas la dégradation (impossible à squatter, rien à abîmer), mais la vacance locative. Sur de si petits loyers, deux mois sans locataire suffisent à réduire la rentabilité nette sur l’année en question.

Un actif idéal pour débuter et diversifier

Pour faire ses premiers pas dans l’immobilier, difficile de trouver mieux qu’un parking ou qu’un garage. C'est un marché de niche qui est moins prisé que le résidentiel. Il y a moins de concurrence donc plus d'opportunités à saisir pour qui prend le temps de chercher. 

C'est aussi un bon moyen de diversifier un patrimoine déjà constitué d'actions, de SCPI ou de résidentiel.

Les inconvénients et limites à connaître avant d'acheter ❌

Malgré ces nombreux avantages, l’investissement dans une place de parking comporte aussi plusieurs inconvénients :

Des gains faibles en valeur absolue

Un rendement de 7 % sur 15 000 € rapporte environ 1 000 € de loyers bruts par an. C'est correct en pourcentage, mais modeste en euros. Pour dégager une vraie rente grâce à la location de parking, il faut multiplier les places. Cela est possible, mais demande du temps et plusieurs opérations.

Pas d'éligibilité au statut LMNP

Un parking n’est pas éligible au statut LMNP. Les loyers issus d’une place de parking sont imposés en tant que revenus fonciers. Cela limite l’optimisation de sa fiscalité sur le long terme. 

⚠️
Concrètement, vous perdez l'amortissement du LMNP au réel, qui permet sur un logement meublé d'effacer l'imposition des loyers pendant des années.

Des frais de notaire proportionnellement élevés

Les frais de notaire comportent une part forfaitaire, donc plus le prix d'achat est bas, plus leur poids relatif grimpe. Pour un parking à 35 000 €, comptez 11-12 % de frais et pour un parking à 15 000 €, ils peuvent atteindre 15 à 20 % du prix. 

🔎
Les frais de notaire doivent impérativement être intégrés dans votre calcul de rentabilité.

Une liquidité variable à la revente

Le marché des parkings est moins dynamique que celui des logements : les acheteurs sont moins nombreux et les délais peuvent être plus longs, surtout pour un bien mal situé. 

À l'inverse, un bon emplacement en zone tendue se revend sans difficulté.

Un placement sensible à la politique de la ville

La motorisation recule en centre-ville (vélo, transports..) et une décision municipale peut changer la donne : nouveau parking public, stationnement de surface rendu gratuit, piétonnisation d'un quartier… Autant d'évolutions qui peuvent faire chuter la demande et donc la rentabilité de votre place de parking. 

Le marché des parkings en 2026 : ZFE, fin du stationnement de surface et demande

Pour bien investir, il faut comprendre les forces qui façonnent le marché du stationnement. Trois dynamiques se croisent en 2026 : une offre qui se raréfie, des réglementations qui redessinent la demande et un usage de la voiture en pleine mutation :

La raréfaction des places en ville fait monter les prix

La tendance de fond est claire : les grandes villes réduisent drastiquement le stationnement en surface. Paris a supprimé près de 70 000 places en surface entre 2014 et 2024, soit environ la moitié de son parc. Ces places ont été reconverties en pistes cyclables, en trottoirs élargis ou espaces verts. 

Les automobilistes qui restent motorisés se reportent vers les parkings privés, ce qui soutient le prix d'achat et les loyers.

L'impact des Zones à Faibles Émissions (ZFE)

Les ZFE, en vigueur dans plusieurs métropoles dont Paris, Lyon et Marseille, poussent les propriétaires de véhicules thermiques à sécuriser une place hors voirie.

⚠️
Le cadre réglementaire reste toutefois mouvant : un vote de suppression des ZFE en 2026 a été censuré.

La baisse de la motorisation et risque long terme

La politique anti-voiture s'accompagne d'une baisse progressive de la motorisation en centre-ville. Les premières victimes sont les places extérieures non couvertes, dont la valeur locative a fortement baissé dans certaines villes. 

Top 5 des villes où étudier un investissement parking en 2026

En 2026, le dispositif des ZFE concerne plusieurs grandes agglomérations françaises, Paris, Lyon et Marseille. Ce sont justement ces marchés tendus qui concentrent la plus forte pénurie de stationnement : la demande pour les box fermés y est importante, mais les tickets d'entrée élevés viennent rogner le rendement.

À l'inverse, les villes moyennes offrent des tickets d'entrée plus bas et des rendements bruts souvent supérieurs.

Voici cinq marchés représentatifs à étudier, du plus tendu au plus accessible : 

Ville

Prix moyen d'une place*

Avantages

Inconvénients

Rendement / demande 2026

Paris

~31 150 €

Demande structurellement forte ; pénurie accentuée (ZFE, ~70 000 places supprimées en surface)

Coût d'achat élevé ; concurrence intense entre acheteurs

Brut souvent 4 à 7 % selon l'arrondissement ; box fermés très recherchés

Nice

~31 300 €

Ville dense et touristique ; stationnement rare en centre

Prix d'achat parmi les plus hauts de France ; saisonnalité

Demande soutenue toute l'année, surtout pour les places sécurisées

Bordeaux

~26 600 €

Croissance démographique ; réduction des places en surface

Réglementations strictes ; coût d'achat en hausse

Demande de box en progression ; bon compromis prix/demande

Lyon

~23 700 €

Demande soutenue ; ZFE en vigueur

Marché moins profond que Paris

Rendement généralement supérieur à Paris grâce à des prix plus bas

Ville moyenne (ex. Toulouse, Reims)

~18 500–19 100 €

Coût d'achat abordable ; moins de concurrence ; pas toujours de ZFE

Demande plus locale et plus faible

Rendement brut souvent plus élevé (jusqu'à ~10 %), mais demande à vérifier

Place, box ou garage : quel type de parking choisir ?

Tous les emplacements ne se valent pas et le type de bien que vous choisissez conditionne à la fois votre rendement et votre tranquillité de gestion. 

💡
Avant d'acheter, il faut donc savoir ce que vous recherchez : le meilleur rendement brut, la sécurité ou le meilleur compromis entre les deux.

Voici les différentes catégories de parking qu’il est possible de retrouver sur le marché : 

Type

Prix d'achat

Sécurité

Rendement

Mon avis

Place extérieure

Le plus bas

Faible

Élevé en %

Bien pour démarrer

Place couverte (sous-sol)

Moyen

Moyenne

Bon

Bon compromis

Box fermé

Plus élevé

Forte

Plus stable

Plus facilement revendable qu'une simple place en extérieur

Garage

Élevé

Forte

Stable

Peut servir pour du stockage

Place avec borne de recharge

Le plus élevé

Forte

Élevé

Loyer premium et demande en hausse avec l'essor de l'électrique

Les dimensions et normes à vérifier

Une place de parking standard fait environ 2,30 m de large sur 5 m de long. En dessous, vous excluez les SUV et donc une partie des locataires potentiels.

💡
Vérifiez aussi la hauteur sous plafond, la largeur des rampes d'accès et, pour les places en sous-sol, la facilité de manœuvre.

À l'inverse, une place particulièrement large ou un box spacieux peut devenir un véritable atout. Dans les grandes villes comme Paris, certains investisseurs divisent les places de parking. Parce qu’une seule place de voiture peut ainsi accueillir jusqu'à quatre motos ou scooters. 

Résultat, le revenu généré dépasse largement celui d'une location voiture classique, à condition que la demande en stationnement deux-roues soit au rendez-vous et que la copropriété l'autorise.

Quelle rentabilité pour un investissement en parking ?

La rentabilité est évidemment le nerf de la guerre. Mais c'est aussi le point sur lequel beaucoup de débutants se font piéger : ils regardent le rendement brut affiché dans l'annonce, sans réaliser qu'une fois les charges, les impôts et les frais déduits, le chiffre réel peut être bien plus bas. 

Avant d'investir, il est donc essentiel de savoir calculer la rentabilité d’une place de parking : 

Rendement brut, net et net-net : les formules

On distingue trois niveaux de rendement, du plus optimiste au plus réaliste :

  • Rendement brut = (loyer annuel ÷ prix d'achat) × 100
  • Rendement net = (loyer annuel − charges − taxe foncière) ÷ (prix d'achat + frais de notaire) × 100
  • Rendement net-net = le rendement net, après impôt sur les loyers selon votre situation

Le rendement brut est utile pour dégrossir et comparer rapidement plusieurs biens entre eux. Mais il ne tient pas compte de tout ce qui sort réellement de votre poche : c'est le rendement net qui dit la vérité, et le net-net qui reflète ce qu'il vous reste vraiment une fois les impôts payés.

Exemple chiffré complet

Rien ne vaut un cas concret pour comprendre l'écart entre ces trois chiffres. Prenons une place de parking achetée en province, avec des hypothèses réalistes :

  • Prix d'achat : 15 000 € + 2 500 € de frais de notaire = 17 500 €
  • Loyer : 80 €/mois, soit 960 €/an
  • Charges de copropriété : 120 €/an
  • Taxe foncière : 100 €/an

👉 Rendement brut = 960 ÷ 15 000 = 6,4 %Rendement net = (960 − 120 − 100) ÷ 17 500 = 4,2 %

On passe de 6,4 % à 4,2 % simplement en intégrant les frais de notaire, les charges et la taxe foncière. Et ce n'est pas fini : selon votre tranche d'imposition, le rendement net-net pourra encore descendre une fois les loyers fiscalisés. 

💡
Mon conseil : avant de faire une offre, demandez au vendeur le montant exact des charges de copropriété et de la taxe foncière ainsi que les trois derniers appels de charges de la copropriété. Ce sont ces chiffres-là, et non le loyer espéré, qui déterminent si l'opération vaut le coup ou non.

Où et comment acheter une place de parking ?

Une fois la théorie maîtrisée, passons à la pratique. Trouver le bon parking et boucler l'achat n'a rien de compliqué, mais quelques réflexes font toute la différence entre une opération rentable et un achat qu'on regrette. 

De l'emplacement au financement, voici la marche à suivre : 

Bien choisir l'emplacement

C'est 80 % de la réussite et sans doute le seul critère sur lequel il ne faut jamais transiger. Un parking n'a de valeur que s'il répond à un besoin de stationnement réel et durable. Privilégiez donc les zones tendues : hypercentres saturés, quartiers résidentiels denses où les places sur voirie sont rares, à proximité d'une gare, d'un hôpital, d'une fac ou d'un grand pôle d'emploi.

Gardez en tête que le prix et la demande varient énormément d'un micro-quartier à l'autre, car les gens veulent se garer au plus près de chez eux ou de leur travail. Une rue peut être saturée quand la suivante dispose de places libres. 

💡
Le bon réflexe à avoir : aller sur place à différents moments de la journée, observer si les rues sont pleines le soir et vérifier sur les sites d'annonces combien de places sont proposées à la location dans le secteur.

Où trouver des annonces

Ratissez large : Leboncoin, SeLoger, BienIci, mais aussi les agences locales, les études notariales et les ventes aux enchères. Pensez également au bouche-à-oreille et aux panneaux « à vendre » dans les parkings que vous repérez : beaucoup de transactions de places se font sans passer par une annonce en ligne.

Ne vous limitez donc jamais à un seul canal : les meilleures affaires partent vite et ne sont pas toujours sur les gros sites d’annonce. 

💡
Un dernier conseil : configurez des alertes automatiques sur vos critères pour être parmi les premiers à réagir, car sur ce marché de niche, la réactivité fait souvent la différence.

Les étapes de l'achat

Le processus est celui d'une acquisition immobilière classique, en plus léger. Concrètement, cela se déroule en quatre temps : la visite du bien (où vous vérifiez dimensions, l’accès et l’état général), l'offre et la négociation, la signature du compromis de vente (qui donne accès à un délai de rétractation de 10 jours), puis la signature de l'acte authentique chez le notaire. 

Comptez généralement quelques semaines à quelques mois entre le coup de cœur et la remise des clés.

💡
Un point à ne pas négliger avant de signer : demandez le règlement de copropriété et l'état descriptif de division. Ils vous diront si la place est bien en pleine propriété, quelles sont les charges et quelles sont les pratiques autorisées pour la mise en location. 

Financer son parking : crédit immobilier vs crédit conso

Côté financement, il y a deux options. Si vous empruntez, privilégiez un prêt immobilier (taux autour de 3 % sur 15 ans début 2026). Les crédits immobiliers sont généralement plus avantageux que les crédits à la consommation. Mais dans les faits, beaucoup de banques refusent de monter un dossier de prêt immobilier pour de petits montants (comme c’est le cas avec un parking) : l'achat comptant devient alors la norme ou bien le crédit conso pour les tickets les plus modestes.

Si vous avez le choix, privilégiez l’achat via un crédit : il vous permettra de conserver votre épargne pour d'autres projets. De plus, au régime réel, les intérêts d'emprunt seront déductibles de vos revenus fonciers, ce qui améliorera votre rendement net-net. 

Louer son parking : bail, loyer et gestion

Une fois propriétaire, il ne vous restera plus qu’à mettre votre parking en location. Bonne nouvelle, c'est ici que le parking révèle tout son intérêt : la gestion est si simple qu'elle ne vous prendra que quelques heures par an. 

Voici comment vous y prendre : 

Le contrat de location

Contrairement à la location d'habitation, avec un parking, vous n'êtes pas tenu par un contrat-type imposé : vous fixez librement la durée, le préavis et le loyer.

Prévoyez tout de même les clauses utiles : montant et révision du loyer, dépôt de garantie (souvent 1 à 2 mois), conditions de résiliation, et surtout une clause résolutoire en cas d'impayé, qui facilite la récupération du bien. 

Pensez aussi à demander une attestation d'assurance au locataire. Un bail écrit, même court, vaut toujours mieux qu'un accord verbal : il vous protège en cas de litige et ne vous coûte rien.

Fixer le bon loyer et trouver un locataire

Pour définir le montant du loyer, la méthode est simple : comparez les annonces locales pour des biens similaires dans le même quartier et positionnez-vous au juste prix du marché. Vous pouvez ajouter une prime si votre place est sécurisée, couverte, facile d'accès ou équipée d'une borne de recharge. 

Inutile de viser trop haut : un loyer surévalué, c'est des semaines de vacance qui grignotent votre rendement.

Gérer soi-même ou déléguer

La gestion d'un parking est si simple qu'elle se fait très bien en direct : un virement mensuel à surveiller, et c'est à peu près tout. C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de ce placement. Si malgré tout vous manquez de temps ou possédez plusieurs lots, vous pouvez confier la gestion de vos biens immobiliers à une agence immobilière. 

La fiscalité d'un investissement en parking

La fiscalité est souvent le point qui rebute les investisseurs débutants. Pourtant, pour un parking, elle reste relativement simple à appréhender et bien la comprendre, c'est s'assurer de ne pas rogner inutilement son rendement net. 

Voici l'essentiel à connaître : 

Les loyers imposés en revenus fonciers

Les loyers d'un parking entrent dans la catégorie des revenus fonciers, comme ceux d'un logement loué vide. Deux régimes s'offrent à vous selon votre situation :

  • Micro-foncier : si vos revenus fonciers totaux (parkings + éventuels logements loués nus) sont inférieurs à 15 000 €/an, vous bénéficiez automatiquement d'un abattement forfaitaire de 30 %. Vous n'êtes donc imposé que sur 70 % de vos loyers, sans avoir à justifier la moindre charge. Simple et sans paperasse.
  • Régime réel : vous déduisez vos charges réelles (copropriété, taxe foncière, intérêts d'emprunt, assurance, travaux). Il devient intéressant dès que ces charges dépassent 30 % de vos loyers ou lorsque vous avez financé l'achat à crédit.
💡
En clair : si votre place génère peu de charges, le micro-foncier suffit largement. Mais si elle en cumule beaucoup (ou si vous remboursez un prêt), le réel sera plus avantageux. Vous pouvez simuler les deux avant de choisir.

Investir via une SCI (IR ou IS)

Pour développer un patrimoine de plusieurs places ou investir à plusieurs (en couple, en famille, entre associés), la SCI peut avoir du sens. À l'IS, vous déduisez l'ensemble des charges ainsi que l'amortissement du bien, et les bénéfices réinvestis ne sont taxés qu'à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % au-delà. 

⚠️
En contrepartie, attendez-vous à une comptabilité plus lourde, des obligations de gestion et une fiscalité à la revente moins favorable (sur les plus-values).

Bref, la SCI à l'IS est un outil puissant mais technique : à étudier avec un comptable selon vos objectifs.

Comment maximiser la rentabilité de son parking ? (4 leviers)

Un parking « standard » offre déjà un rendement correct. Mais avec un peu de stratégie, vous pouvez nettement améliorer la performance de votre investissement.

Voici quatre leviers éprouvés, du plus simple au plus engageant, pour faire passer votre place au niveau supérieur : 

1. Diviser une place voiture en emplacements deux-roues

C'est l'astuce préférée des investisseurs aguerris en grande ville. Une seule place de voiture peut accueillir plusieurs deux-roues. Si une place se loue 100 € et une place moto 50 €, le fait d'y caser deux à quatre motos peut doubler, voire tripler votre rendement sur la même surface. 

Le levier est particulièrement puissant à Paris ou dans les grandes métropoles, où le stationnement deux-roues est désormais payant.

2. « Boxer » une place ouverte

Transformer une place ouverte en box fermé augmente sa valeur d'environ 15 %. Le gain est double : un loyer plus élevé (le locataire paie la sécurité et la possibilité de stocker des affaires) et une revente facilitée à un meilleur prix. 

C'est typiquement le genre de petits travaux qui se rentabilise vite. Attention cependant : le règlement de copropriété peut interdire ce type d'aménagement, à vérifier impérativement avant d'acheter dans cette optique.

3. Installer une borne de recharge

Avec l'essor de la voiture électrique, une place équipée d'une borne de recharge justifie un loyer premium et anticipe la demande de demain.

C'est un investissement initial à amortir, mais qui positionne votre bien sur un segment porteur et le différencie nettement de l'offre classique.

4. Optimiser sa fiscalité

Souvent négligé, c'est pourtant le levier le plus rentable car il ne demande aucun travaux. Choisir le bon régime d'imposition (micro-foncier vs réel) et, le cas échéant, la bonne structure (SCI à l'IS), c'est autant de rendement net préservé. 

Investir dans un parking : mon verdict

Après plusieurs années avec mes appartements et mes garages, mon avis est le suivant : le parking est l'un des meilleurs investissements pour débuter, à condition de savoir ce qu'on en attend. Vous ne deviendrez pas rentier avec un garage, mais vous obtiendrez un placement simple, peu risqué, au rendement net solide pour un investissement relativement faible. 

Pour qui c'est pertinent : les petits budgets, les débutants qui veulent faire un premier pas sur le marché de l’immobilier ou les investisseurs qui veulent diversifier. Pour qui ça l'est moins : ceux qui cherchent à gagner de l’argent rapidement et à profiter de la fiscalité du LMNP. 

Si vous vous lancez, retenez les trois choses qui font 90 % du résultat : l'emplacement, les charges réelles, et le calcul en rendement net. Le reste, c'est du bonus.

Est-ce rentable d'investir dans des places de parking ?

Oui, généralement. Le rendement brut se situe le plus souvent entre 4 et 8 %, et peut atteindre 10 % en province sur de bons emplacements. Comme les charges sont faibles, le rendement net reste proche du brut (souvent 4 à 6 %), ce qui en fait l'un des placements immobiliers les plus rentables rapportés à la mise de départ. 

Quel est le prix d'achat d'un parking ?

Comptez de 8 000 à 35 000 € selon la ville et le type de bien, avec une moyenne nationale autour de 22 000 €. En province ou en périphérie, on trouve des places dès 5 000 à 10 000 €, tandis qu'un box bien situé à Paris ou à Nice dépasse souvent 30 000 €.

Une place de parking est-elle un bon investissement ?

Cela dépend de votre objectif. C'est un excellent placement pour débuter dans l'immobilier ou diversifier son patrimoine : accessible, simple à gérer et peu risqué. En revanche, les gains restent modestes en valeur absolue : pour générer une vraie rente, il faut accumuler plusieurs places. Pour viser une grosse plus-value ou les avantages fiscaux du meublé, d'autres placements seront plus adaptés.

Quels sont les frais de notaire pour l'achat d'un parking ?

Ils représentent environ 11 à 12 % du prix pour un bien autour de 35 000 €, mais leur part forfaitaire fait grimper ce taux à 15-20 % sur les petits prix d'achat (autour de 15 000 €).

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